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Depuis plus de vingt années, notre expérience partagée avec de nombreuses institutions publiques, réseaux associatifs et d’entreprises, nous a amené à développer nos compétences dans différents domaines, autour d’une double conviction : développement économique et développement social marchent ensemble ; performance et solidarité sont compatibles.

Notre équipe de 18 collaborateurs permanents rassemble des compétences en formation, animation territoriale, ingénierie de projets et recherche appliquée. Elle intervient actuellement auprès de quarante partenaires, actifs dans dix régions françaises et en Wallonie. Elle est dirigée par Jean-Marc Lafitte, co-concepteur de la méthode IOD, et soutenue par un Conseil d’administration pluridisciplinaire présidé par Denis Castra, chercheur en sciences humaines et Professeur émérite – université de Bordeaux II.

Notre projet associatif


Nous abordons les questions d’inégalité et d’exclusion, sous leurs différentes formes, comme des conséquences d’un fonctionnement global à la fois des acteurs économiques et des systèmes de régulation. C’est sur ces fonctionnements que nous cherchons à agir, en nous centrant sur des éléments qui donnent prise.


D’une part, les facteurs de sélectivité dans les pratiques de recrutement, aussi bien des entreprises que des intermédiaires du marché du travail nous paraissent avoir un impact primordial dans la mise à l’écart de certains publics.


Ces phénomènes se sont nettement accrus en 20 ans au détriment des populations actuellement bénéficiaires du RSA (sondage Haut Commissariat aux Solidarités). Ils sont renforcés par la dégradation de certaines conditions d’emploi (contrats temporaires et temps partiels) et de travail (horaires atypiques, gel des carrières, risques pour la santé…), qui ne permettent parfois plus aux actifs occupés de trouver une stabilité même relative, et touchent particulièrement les moins qualifiés, majoritaires dans les publics des dispositifs sociaux.

Par ailleurs, ces mêmes inégalités se sont développées dans d’autres domaines de la vie sociale, le logement et la santé notamment - des constats similaires quant à la sélectivité dans les relations entre offreurs et demandeurs pouvant de notre point de vue être faits ici.

Les acteurs économiques sont eux-mêmes confrontés à des difficultés et des problèmes à résoudre (recrutement, fidélisation, adaptation de leurs compétences…). Ils sont de ce fait en recherche de solutions pour faire évoluer leurs pratiques de gestion des ressources humaines, qui n’ont rien de figé, notre expérience le prouve parmi d’autres. A noter que la rationalité prêtée aux acteurs économiques, souvent montrée en exemple au point de donner des complexes aux acteurs du social, est comme ailleurs relative et toujours à contextualiser.

Aussi, nous considérons que c’est avec les entreprises que l’on peut et qu’il faut composer si l’objectif est d’obtenir des effets de changement durables pour améliorer les conditions de vie de certains publics - les rapports économiques déterminant d’une certaine façon les autres domaines de la vie sociale. Dans cet esprit, nous pensons que l’intervention sociale a un rôle à jouer et doit s’intéresser à ce qui se passe dans l’entreprise, dans l’intérêt de tous.



D’autre part, les difficultés de nombreux dispositifs sociaux à concevoir comme possible l’intégration dans l’emploi de ces mêmes publics nous paraissent être un second facteur défavorable.


Nous sommes particulièrement sensibles aux phénomènes de stigmatisation à l’œuvre dans ce domaine, étroitement liés à des stéréotypes professionnels et sociaux qui engendrent des processus de catégorisation. Il est patent de noter par exemple que, dans le dispositif RMI, seulement 20 % des personnes se voyaient proposer des offres d’emploi (Etude DRESS), alors même que de nombreuses entreprises faisaient état de difficultés de recrutement. Est-ce à dire que 80 % de ces personnes n’étaient pas capables de travailler ?

La demande d’emploi des personnes en situation de précarité ou d’exclusion nous paraît tout à fait légitime. Ces personnes ont toujours des atouts à faire valoir en ce sens; le travail est à leurs yeux l’élément statutaire majeur, levier d’indépendance et de reconnaissance, sous réserve bien entendu de sa qualité et de sa relative stabilité.


Nos missions


Des domaines d’expertise variés et complémentaires


La réduction des inégalités d’accès à l’emploi.


La stabilisation professionnelle et la sécurisation des parcours au bénéfice de populations longtemps mises à l’écart du travail.


La levée des freins sociaux à l’emploi.


L’accompagnement socio professionnel, dans une optique d’action simultanée.


Le soutien à la gestion des ressources humaines dans les PME-TPE.


Le développement des compétences en situation de travail.


La coopération des acteurs du social et du professionnel sur les territoires.


La conduite d’expérimentations.


La conduite d’évaluations…



Autant de domaines d’initiatives que nous sommes en mesure d’accompagner spécifiquement ou de manière combinée.



Des formes d’appui adaptées aux spécificités de nos partenaires


Nos missions se déclinent aujourd’hui sous quatre formes principales. Dans tous les cas, elles visent la qualification des acteurs et des territoires, à la fois en terme de savoir faire pratique et de gouvernance.


La mise en place de services opérationnels de médiation à l’emploi portés par des collectivités publiques ou des associations locales, et intégrés dans des politiques territoriales. Conduits en référence à la méthode d’intervention sur les offres et les demandes (IOD), ces services ont permis le retour durable à l’emploi de plus de 10 000 bénéficiaires des minima sociaux durant les quatre dernières années, tout en mobilisant plus de 6 000 entreprises.
Inscrits dans une dynamique permanente de formation-action-évaluation soutenue de concert par leur employeur et TRANSFER, ces équipes opérationnelles expérimentent et perfectionnent leur activité de manière régulière.
Leur approche spécifique, les populations qu’elles permettent de toucher et les résultats d’intégration durable qu’elles produisent en font des compléments particulièrement utiles aux dispositifs et mesures publiques d’insertion actuelles.


La professionnalisation d’équipes de travail existantes, tant dans les domaines de l’insertion, l’emploi et de l’action sociale, que des ressources humaines et de l’entreprise. Ces démarches s’inscrivent dans le double objectif de développer les compétences et d’accroître les performances tant qualitatives que quantitatives. Elles s’adaptent à un large spectre de questions pratiques auxquelles les professionnels sont aujourd’hui confrontés. Leur orientation majeure est l’activation des ressources des environnements (sociaux, professionnels, territoriaux) pour faciliter leur accès aux populations habituellement écartées.


L’expérimentation de procédés d’insertion, de recrutement et d’intégration, à la fois efficaces et non discriminants. Testées sur des échantillons importants avec des procédés scientifiques, ces démarches sont modélisées et reproductibles. Certaines sont aujourd’hui utilisées par plusieurs centaines d’intermédiaires du marché du travail et plusieurs milliers d’employeurs.


L’évaluation de dispositifs territoriaux, pouvant rassembler des acteurs de différents domaines (professionnel, social, économique, formation, orientation, judiciaire, logement …) dans la conduite d’un projet commun. Conduites dans des contextes aussi bien urbains que ruraux et à des échelons intercommunaux ou départementaux, ces évaluations ont d’abord une visée formative et d’ajustement des pratiques individuelles et collectives. Elles peuvent contribuer à l’animation partenariale en donnant une forte lisibilité aux actions et à leurs effets.



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